À table, mes cocos !

Vous croyez qu’un couvoir est l’endroit où l’on attend que les poussins sortent de leur coquille ? Un professeur de l'Université d'État de la Caroline du Nord a des petites nouvelles pour vous. Il vaudrait mieux que vous vous prépariez à nourrir vos petits protégés très très tôt. Avant même qu’ils n’éclosent ! Cela leur donnerait plus de force pour craquer leur coque et une plus grande vigueur dans les premières heures de vie. Vous vous retrouveriez avec des poussins plus actifs, plus curieux et jouissants d’un meilleur taux de croissance.



L’équipe de recherche du professeur Peter Ferket a constaté que l'alimentation in ovo stimulait le développement des villosités intestinales dans les premiers stades de son développement, en plus d’accroître le dépôt de glycogène dans le foie. Cela se traduirait par un meilleur développement squelettique, une augmentation du poids moyen et des poitrines de poulet plus dodues.


Soutenant que c’est dans les jours qui précèdent et suivent l’éclosion que la qualité de l’alimentation a le plus d’influence sur les performances ultérieures des poulets de chair, les nutritionnistes préconisent l’instauration de régimes alimentaires précoces et sur mesure. Ils rapportent une étude dans laquelle les poulets de chair ont été soumis à un régime à faible teneur en calcium et phosphore au cours des 90 premières heures après leur naissance.


Il a été démontré qu’à 32 jours, ces oiseaux absorbaient plus facilement ces nutriments. Des travaux ultérieurs ont révélé que les oiseaux ainsi conditionnés étaient plus tolérants aux régimes alimentaires déficients en minéraux. Cette approche permettrait de conditionner et de «programmer» la digestion future et d’améliorer, entre autres, le taux de conversion alimentaire des poulets.


N’arrêterons-nous donc jamais le progrès ?


Source: Poultry World

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