La fin de l’omelette

«Trop fort, casse pas !», dit le proverbe. Des scientifiques brésiliens semblent s’être inspirés du principe pour s’attaquer à la rupture et aux fêlures des coquilles d’œufs. C’est en recourant aux nanotechnologies que les chercheurs souhaitent pouvoir les solidifier. L’objectif n’est pas uniquement de réduire les pertes liées au transport. Le bris des coquilles cause une déperdition d’eau à l’intérieur de l’œuf, ainsi qu’un échange gazeux qui en réduit la qualité nutritionnelle et la durée de conservation.



Dans le cadre du projet Nanovo qui a débuté en mars 2015 sous l’égide de la Société brésilienne de recherche agricole (Embrapa), quatre matériaux ont jusqu’à maintenant été testés. Selon les résultats préliminaires, la résistance des coquilles se serait accrue d’environ 10% grâce aux formules nanotechnologiques utilisées. Par ailleurs, après quatre semaines d’analyses, le contenu des oeufs qui ont été enduits de cette protection s’est avéré en meilleure condition que ceux n’ayant pas profité du traitement. Les blancs d’œufs avaient pratiquement conservé leurs propriétés et les jaunes, leur belle rondeur. En revanche, l’application de plus d’une couche protectrice n’a pas démontré une meilleure efficacité.


Si la technologie apporte ses bienfaits, il faut toutefois reconnaître que la nature sait très bien faire les choses. Une poule très bien nourrie donne des œufs dont la coquille possède une bonne couche de calcium. C’est sans parler que les œufs pondus entre 30 et 40 semaines sont naturellement plus épais.


Les chercheurs se gardent bien de nous dire s’il sera toujours possible, à l’avenir, de faire une omelette !


Source : ElSitioAvícola

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