La fin du taponnage

Un bataillon de Sherlock Holmes ne suffirait pas pour détecter des corps étrangers qui se seraient accidentellement infiltrés dans la chaîne de production de vos aliments. Non seulement les fins limiers ne parviendraient pas à déceler des objets enfouis sous la surface des produits alimentaires souvent fragiles, mais ils seraient incapables de suivre la cadence de production qu’impose l’industrialisation. Avec l’imagerie hyperspectrale, voici que les intrus les plus légers peuvent désormais être rapidement débusqués.



Les avancées récentes dans le domaine de la spectro-imagerie ainsi que la demande d’étude non invasive d’objets aussi fragiles et précieux que La Joconde font en sorte que cette technologie convient parfaitement à l’industrie alimentaire.


Cette nouvelle application lancée par la société ImpactVision, de San Francisco combine la puissance de l'imagerie numérique avec une technique chimique appelée spectroscopie. Comme les objets réfléchissent la lumière différemment, ils génèrent des signatures spectrales uniques qui représentent des caractéristiques alimentaires particulières. Cette propriété permet d’analyser la photo d'un aliment et d’en décortiquer en temps réel le contenu nutritionnel, les niveaux de fraîcheur et la quantité de protéines, de graisses, de sucre ou d'humidité qu'il contient.


Le système hyperspectral d'ImpactVision peut détecter des objets aussi petits que 2 mm à une vitesse de production de 74 cm/s avec une largeur de bande transporteuse de 50 cm. La vitesse, la largeur et la taille des objets détectés peuvent toutes être personnalisées pour chaque cas d'utilisation.


L’entreprise est en train de constituer une bibliothèque de ces signatures afin de permettre aux sociétés du secteur alimentaire d'identifier plus précisément les produits et de remplacer les tests d'échantillons destructifs, les inspections visuelles subjectives et les tests de laboratoire qui prennent beaucoup de temps.



Dans quelques années, ImpactVision prévoit non seulement une diminution de la taille des capteurs hyperspectraux, mais aussi du prix de l’appareillage, ce qui rendra la technologie disponible aux consommateurs à partir de téléphones intelligents. Ainsi, Monsieur et Madame Tout le monde seront en mesure de savoir quels avocats du présentoir sont mûrs ou dans combien de jours ils le seront.


Fini le taponnage et le gaspillage !

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