La nanocontamination

Les problèmes de nature «systémique» semblent avoir le vent en poupe par les temps qui courent. Alors que le gouvernement du Québec lance une vaste consultation sur le racisme systémique, de l’autre côté de la frontière, le Département de l’agriculture des États-Unis s’interroge sur le système canadien d'inspection des viandes depuis que son service de sécurité et d'inspection des aliments (FSIS) a relevé des problèmes d'inspection et sanitaires systémiques lors de contrôle de viandes et d’œufs provenant du Canada.



Le drapeau jaune a été soulevé dans un rapport du FSIS à la suite d’un audit réalisé en septembre 2016 dans sept abattoirs et usines de traitement d’Alberta, de Colombie-Britannique, d’Ontario et du Québec. La préoccupation la plus importante du FSIS, tient au fait que les inspecteurs canadiens ne procéderaient pas à un examen systématique de chaque carcasse pour déceler la contamination causée par des excréments, du lait ou par des matières ingérées par les animaux avant de les estampiller. Si bien que le gouvernement américain pourrait imposer un embargo temporaire d’exportation des produits provenant des usines canadiennes si ses conditions ne sont pas respectées.


En réponse à cette préoccupation américaine, l'Agence canadienne d'inspection des aliments a rappelé que si les méthodes d’inspection du Canada et des États-Unis différaient, le système alimentaire canadien était tout à fait sécuritaire, ajoutant qu’aucun des deux pays ne tolère la contamination des carcasses d'animaux destinées à la consommation.


S’il fallait des chiffres pour s’en convaincre, qu’il suffise de rappeler que sur les 4,8 milliards de livres de viande et de volaille exportées vers les États-Unis, moins de 130 000 livres ont été rejetées en raison d’une contamination. Cela représente le nano pourcentage de 2,7 dix millième de 1% ! C’est vrai ! C’est vrai ! Tout n’est pas parfait.


Source: Drovers

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