Portrait-robot du bien-être

Un sourcil froncé, une lèvre grimaçante, un œil entr’ouvert et on peut dès lors avoir une idée de l’état d’une personne. Chez les animaux, il n’est pas aussi facile de déceler une douleur ou un mal-être. Ça, c’était avant que des chercheurs de l’Université de Cambridge développent des outils de mesures automatiques des expressions faciales du mouton. En plus de permettre de déceler un malaise chez les ovins, ce logiciel peut aider un éleveur à faire un diagnostic précoce et éviter des pertes de rendements.



À partir d’une base de données constituée de quelque 480 photos de visages de moutons, les scientifiques ont décomposé neuf types de mouvements faciaux qui ont été intégrés dans un programme informatique. L’algorithme utilisé permet d’interpréter avec un degré de précision et de fiabilité de 67% des indicateurs de la douleur à partir des yeux, du nez et des oreilles des bêtes. En recoupant les différents paramètres, le logiciel est en mesure de définir trois niveaux de douleur.



Si on doit à Darwin les premières observations permettant de conclure que les humains et les animaux expriment leurs émotions par des comportements apparentés, il faut bien admettre que les recherches en intelligence artificielle ne sont pas appliquées dans le même objectif selon qu’il s’agit de l’homme ou de l’animal.


Chez l’homo sapiens, cette technologie sert d’abord et avant tout à détecter le mensonge, chose à laquelle les quadrupèdes ne s’adonneraient jamais! C’est sans compter que d’autres différences entrent aussi en jeu.


Concédons que l’oreille humaine est nettement moins expressive que celle de nos amis les animaux !

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